09.04.2007

justice pour Adjmal Naqshbandi

A la manière de Reporters Sans Frontières, c'est avec un véritable choc que j'ai appris l'assassinat de l’interprète afghan Adjmal Nasqhbandi. Ma réaction est qu'il faut que l'opinion publique réagisse de la même manière que Reporters Sans Frontières , c'est à dire se mobiliser pour les personnes privées de liberté quelle que soit leur nationalité....Apparemment une vie afghane a moins de valeur qu'une vie italienne . Effectivement, on ne ressent pas la même mobilisation. Moi, je pense que celà doit changer.....qu'une vie afghane mérite la même mobilisation qu'une vie italienne ou française.....Le 8 avril, c'est un être humain qui a perdu la vie......Celà m'indigne....Il était là en plus pour nous informer. Sans lui, les journalistes européens ne pourraient pas travailler en Afghanistan ou en Irak ou ailleurs....A monsieur Adjmal Naqshbandi, je lui dois d'assurer mon droit d'information. Maintenant, il nous reste à demander que la justice soit faite.......Pour tous les mouvements de solidarité pour Monsieur Adjmal Naqshbandi, je serai là comme je le suis aujourd'hui pour Anna Politovskaïa. Mobilisons nous pour la fin de l'impunité des assassinats des journalistes et de leurs collaborateurs.

14.01.2007

communiqué Nichane

Nous soussignés, journalistes de l’hebdomadaire Nichane, exprimons par la présente notre stupéfaction et notre consternation à la découverte de l’interdiction de distribution qui frappe notre magazine, sur ordre du gouvernement marocain. Cette interdiction, assortie d’une plainte du ministère public à notre encontre pour « atteinte aux valeurs islamiques », fait suite à la publication, il y a deux semaines, d’un dossier consacré aux « Noukat » (blagues) en circulation au Maroc. Le communiqué gouvernemental cite des « blagues qui heurtent les sentiments du peuple Marocain ». C’est pourtant de ce même peuple que ces blagues émanent. Notre dossier avait pour but de les analyser sans jugement, afin de comprendre ce qu’elles reflètent de notre mentalité et de notre culture collective. Que certains aient été heurtés suite à leur publication, nous en prenons acte, et leur présentons volontiers nos excuses. Notre intention n’était pas de heurter quiconque – et évidemment pas d’attaquer l’Islam, étant nous-mêmes musulmans. Mais l’ampleur donnée à cette situation par le gouvernement marocain est selon nous totalement démesurée. Au-delà de l’impossibilité d’exercer notre métier, la publicité faite autour de cette décision nous expose à la vindicte des plus extrémistes, et à ce que cette vindicte peut engendrer comme insécurité physique pour les membres de notre équipe. En attaquant Nichane au motif de la publication de ces blagues, le gouvernement marocain attaque toute la société, qui les a inventées et qui les véhicule.


Nichane