26.08.2008
J'ai boycotté les Jeux de la Honte
Enfin les Jeux de la honte finis.....
N’oublions pas le calvaire qui continue pour tous les dissidents chinois.
« Je l’ai trouvée devant ma porte. Un soir, que je rentrais chez moi Partout, elle me fait escorte. Elle est revenue, elle est là » La solitude est à Barbara ce qu’étais l’amertume pour moi. Pendant ces quinze jours, l’amertume me poursuivait à chaque fois que j’entendais quelque part les mots JO Pékin.
Condorcet n’acceptait pas que l’on s’enrichisse au dépens des travaux et souffrances des esclaves. A sa manière, je ne pouvais pas contempler ce stade étant à l’origine de tant d’expulsions de chinois, de tant de privation de droits.
Difficile de succomber à la fête lorsque que d’autres succombent sous des balles ou sont en prison pour avoir exprimé leur opinion, défendu un dissident ou accompli le travail d’un journaliste.
Impossible de laisser couler une larme d’émotion lorsque d’autre pleure leur liberté confisquée ou bien la vie d’un fils tué lors de ce 4 juin 1989. En cette place où était partie le marathon.
Le courage de Hu Jia ,de Yang Zili ou de Chen Guang et d’autre dissident chinois doit amener la solidarité et le soutien de ces personnes se battant pour le progrès es droits humains en Chine.
Ils nous implorent de ne pas fermer les yeux sur les violations des droits humains en Chine. Avec eux, on ne peut pas dire : "On ne savait pas".
Dans ces Jeux de la honte, on ne peut pas dire que l’on ait fait du record en courage.
Pas un Tommie Smith ni de John Carlos.
Tous les mauvais coups contre les libertés ont été permis. Déjà l’attribution des Jeux Olympiques à Pékin, les promesses non tenues, une préfecture de Police qui tente d’interdire une manifestation près de l’ambassade de Chine. L’apothéose a évidemment été la participation de Sarkozy à l’ouverture des Jeux.
En cette 60 ème année d’anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, on se dit tristement que beaucoup de travail reste à faire avant l’application des droits humains pour tout être naissant dans n’importe quel pays.
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15.03.2008
Coup de coeur
8 mars : droits des femmes journalistes et des blogueuses.
"De plus en plus de femmes journalistes, militantes, blogueuses ou simples internautes subissent la répression de gouvernements autoritaires ou les menaces de groupes religieux lorsqu’elles défendent leurs droits. Emprisonnements, brutalités, poursuites judiciaires, menaces de mort : tous les moyens sont bons pour empêcher ces femmes de revendiquer leurs droits", a déclaré Reporters sans frontières.
"Aujourd’hui, nous devons soutenir celles et ceux qui cherchent à s’exprimer librement sur la condition des femmes. Ce sujet ne doit plus être tabou. Il est inacceptable qu’en 2008, l’on puisse encore être incarcéré ou menacé de mort pour avoir abordé librement cette question", a ajouté l’organisation de défense de la liberté de la presse.
En Iran, les cyberféministes, ces nouvelles militantes de la liberté d’expression qui utilisent le Net pour tenter d’échapper à la censure, sont nombreuses et particulièrement actives. Mais elles sont aussi dans le collimateur du gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad. En un an, plus d’une quarantaine d’entre elles ont été arrêtés, dont 32 journalistes et blogueuses. Elles manifestaient dans les rues de Téhéran pour revendiquer leurs droits et relayer ensuite ces marches de protestation sur leur blog ou dans des médias en ligne. Quelques-unes ont passé plusieurs semaines en prison et toutes sont en liberté sous caution, sous le coup d’une procédure judiciaire. En avril 2007, le ministre du Renseignement avait accusé ces femmes de mener des actions "subversives" et d’être "à la solde de l’étranger".
Le 28 janvier 2008, le mensuel féministe Zanan a été suspendu après avoir été accusé de "compromettre la santé mentale des lectrices". Plus de trente collaboratrices du magazine ont ainsi perdu leur travail. Par ailleurs, Parvin Ardalan, rédactrice en chef du site Internet Wechange, qui défend la cause des femmes en Iran, a été interdite de sortie du territoire le 3 mars 2008. Lauréate du prix suédois Olof Palme 2007 pour les droits de l’homme, elle a été arrêtée par les autorités alors qu’elle embarquait à bord d’un avion pour Stockholm. Sur ordre du procureur général de Téhéran, elle s’est vue confisquer son passeport. Elle avait été arrêtée en juin 2006 après avoir organisé une manifestation pacifique demandant la fin des lois discriminatoires envers les femmes en Iran.
En Afghanistan, c’est un homme qui risque sa vie aujourd’hui pour avoir défendu les droits des femmes. Sayed Perwiz Kambakhsh a été arrêté le 27 octobre 2007, dans le nord du pays, et accusé de "blasphème et diffusion de propos diffamatoires à l’encontre de l’islam". Sous la pression répétée du Conseil des mollahs et des autorités locales, le jeune journaliste de 23 ans a été condamné à la peine de mort, le 22 janvier 2008, à l’issue d’un procès à huis clos et sans avocat. Sayed Perwiz Kambakhsh est étudiant en journalisme à l’université de Balkh et reporter pour le journal Jahan-e-Naw ("Le Monde nouveau"). Il avait utilisé des articles tirés d’un site Internet iranien reprenant les sourates du Coran concernant les femmes, document controversé dont il a été prouvé qu’il n’était pas l’auteur.
Dans ce pays, les plus conservateurs estiment que les femmes sont trop nombreuses sur les écrans des télévisions locales et souhaitent faire adopter une loi leur demandant de respecter "les codes vestimentaires religieux". En février 2008, des inconnus se présentant comme des représentants des taliban ont menacé de mort trois femmes, journalistes à Mazar-e-Charif. Les inconnus ont prévenu l’une d’entre elles en ces termes : "Fais attention, si tu continues de te montrer à la télé, on peut enlever ta s¦ur, ta mère et d’autre membres de ta famille." Malgré leurs demandes, elles n’ont pas obtenu de protection de la police. Enfin, près d’un an après l’assassinat de Zakia Zaki, la directrice de la Radio de la Paix, connue pour dénoncer les abus commis sur les femmes, la police n’a toujours pas arrêté les coupables.
En Inde, Taslima Nasreen vit à nouveau sous protection policière depuis novembre 2007. Elle est menacée en raison de ses ouvrages qui dénoncent les atteintes aux droits des femmes commises au nom de l’islam. A l’occasion de son voyage en Inde, fin janvier 2008, Nicolas Sarkozy souhaitait lui remettre en main propre le prix Simone-de-Beauvoir pour la liberté des femmes qui lui a été décerné. Il a dû renoncer pour ne pas froisser les autorités locales, sous pression de groupes musulmans influents.
Nawal Saadawi, écrivaine égyptienne et fondatrice de l’Association arabe pour la solidarité des femmes, connaît le même sort. Menacée et poursuivie en justice, elle a quitté son pays et trouvé refuge en Europe.
En Argentine, le cas de Claudia Acuña a marqué les consciences. Fondatrice d’une agence de presse en ligne, La Vaca, et d’un quotidien affilié à celle-ci, MU, la journaliste est également l’auteur d’un livre d’enquête remarqué sur la prostitution à Buenos Aires, dans lequel elle dénonçait l’implication de certaines autorités. De là, selon elle, le harcèlement policier dont elle a fait l’objet au cours du mois de juillet, des fonctionnaires relevant systématiquement les identités des personnes cherchant à se rendre à son domicile.
Source/auteur : http://www.rsf.org/
20:47 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.01.2008
Libérez Moussa Kaka
Ils sont libres! Thomas Dandois et Pierre Creisson sont libres.
Les deux journalistes français avaient été arrêtés le 17 décembre 2007 au Niger.
Les autorités reprochaient aux journalistes d’avoir enfreint l’interdiction de se rendre dans le nord du Niger pour réaliser un reportage sur la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ). Ils étaient détenteurs d’un visa et d’une autorisation de tournage pour un reportage sur la grippe aviaire. La région du Nord, théâtre d’affrontements réguliers entre l’armée nigérienne et la rébellion touareg, est strictement interdite aux journalistes depuis l’instauration, en août, de "l’état de mise en garde", donnant des pouvoirs étendus aux militaires dans la zone.
Encore chapeau bas à Reporters Sans Frontières! Leurs actions sont vraiment admirables.
La joie passée..Il nous faut rappelerl qu'un autre journaliste est emprisonné pour avoir fait son métier:
Moussa Kaka
Moussa Kaka, directeur de Radio Saraouniya, correspondant au Niger de Radio France Internationale (RFI) et Reporters sans frontières, a été arrêté le 20 septembre 2007 et inculpé de "complicité de complot contre l’autorité de l’Etat". Il lui est reproché d’avoir eu des contacts réguliers avec la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), et notamment avec l’un de ses chefs. Il risque la prison à vie.
La solidarité doit être la même pour tout journaliste persécuté pour avoir fait son métier quelle que soit sa nationalité... Le droit d'exercer son métier de journaliste doit exister dans tout pays.
00:05 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.12.2007
Journalistes En Danger
MM. Donat Mbaya Tshimanga et Tshivis Tshivuadi, respectivement président et secrétaire général de Journalistes en danger (JED) ont reçu des menaces de mort en République Démocratique Du Congo.
L’association Libertés-Culture toujours au côté des défenseurs de la liberté de la presse lance une campagne de soutien.
Tout au long du festival du film des droits humains, nous souhaitons recueillir des messages de soutien pour eux.
Nous remettrons ces messages de soutien à Leonard Vincent, responsable du bureau Afrique de Reporters Sans Frontières qui sera présent à Dijon le 11 décembre pour la projection du film
« Radio Okapi, radio de la vie ».
Merci d'avance pour votre soutien.
Envoyez vos messages à cette adresse avant le 10 décembre:
libertesculture@laposte.net
20:08 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.06.2007
Presse en France
Je soutiens totalement cette initiative. Merci à toutes ces journalistes et ces journalistes de défendre le pluralisme en France. Les journalistes ont toujours été à l'avant du combat pour la liberté de l'expression. Leur lutte nous concerne. S'ils perdent, nous perdons. S'ils gagnent, nous y gagnons. Alors oui, plus de pluralisme en France car ce qui se passe fait un peu peur....autocensure, pressions...
Monsieur le Président,
Le Forum permanent des Sociétés de journalistes s’adresse à vous en tant que garant d’une démocratie impartiale. Le pluralisme, garantie de l’honnêteté de l’information, en est un élément essentiel. Il a valeur constitutionnelle, la Charte européenne des droits fondamentaux assure, quant à elle, que la liberté des médias et leur pluralisme sont respectés.
Malheureusement, les atteintes à l’indépendance des rédactions se sont multipliées ces derniers temps. Pressions, censures, conséquence le plus souvent d’une concentration excessive, mais aussi perquisitions contraires au droit européen, la liste est longue.
Notre fédération a travaillé à mettre en oeuvre une série de propositions concrètes qui permettraient de garantir l’indépendance des rédactions sans interférer avec le pouvoir légitime des éditeurs.
Il nous semble aujourd’hui indispensable, dans une période où la presse vit une mutation économique et technique difficile, qu’elles soient étudiées et qu’une modernisation législative des textes encadrant les médias soit lancée. La presse ne peut rester absente des réformes, sauf à ruiner sa crédibilité - et donc sa valeur - et à donner une image peu enviable de notre pays.
C’est pourquoi nous souhaitons vous rencontrer le plus rapidement possible pour évoquer ces propositions.
Le Forum permanent des Sociétés de journalistes”
23:32 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.02.2007
solidarité avec Charlie Hebdo
Je me sens complètement solidaire avec Charlie Hebdo. Je trouve celà navrant de voir à nos jours un procès contre un journal pour des questions religieuses. Je ne suis pourtant pas d'accord avec le message diffusé par les caricatures de Mahomet. Mais un journal n'est pas là pour publier des informations allant dans le sens de ma pensée. Je suis même contente lorsqu'un journal publie des informations m'amenant une réflexion. Sa une "Mahomet débordé par les intégristes" montre que ce journal fait bien la différence entre les musulmans et les intégristes. Par cette phrase, il montre Mahomet refusant l'intégrisme.
Je pense qu'on a tort d'accuser la liberté d'expression d'être véhicule des messages du racisme. La liberté d'expression permet d'exprimer son désaccord face à une opinion répandue. C'est ce qu'auront dû faire ceux qui s'indignent face à ces caricatures. Ce n'est pas par l'interdiction qu'on lutte face aux idées, c'est par la raison, c'est par le débat d'idée.
Au lieu de crier à la censure, il faut répondre par la preuve pour démonter les arguments des autres. Il faut rappeler les paroles d'Averroès, reciter les poèmes enivrants d'Omar Khayam et d'Abu Nawas, parler de Shirin Ebadi pour faire face à ceux qui font l'amalgame entre l'islam et l'intégrisme. Tous les intégristes de tous les bords se réjouissent de cette affaire pouvant ainsi alimenter la théorie "des chocs de civilisation".
Je suis solidaire avec Charlie Hebdo car je suis attachée à la liberté d'expression.
C'est par la liberté d'expression que l'on vaint les préjugés non pas par le silence.
14:15 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
23.01.2007
triste début d'année pour la liberté de la presse
Le mois de janvier n'est pas encore terminée et on est déjà à 4 journalistes d'assassinés....
En début de ce mois, j'espérais que le chiffre 0 reste longtemps ainsi sur le site de Reporters Sans Frontières. L'espoir s'est vite envolé.
Après Samir Kassir, Gebrane Tueni, Anna Politovskaïa l'année dernière. La nouvelle année a commencé cette semaine avec Hrant Dink. Je ne suis ni libanaise, ni russe et ni turque mais je me sens touchée par ces assassinats en tant que citoyenne de ce monde, défenseure de la liberté.
Avec eux, c'est une part de notre liberté qui est blessée. Aujourd'hui, nous citoyennes et citoyens du monde , nous devons dire assez à ces assassinats, assez face à l'impunité.
15:28 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

