27.01.2008

Un mauvais chemin pris au Pakistan.

En étouffant toute liberté et espoir, Moucharraf donne de l’air à l’islamisme

Elle a consacré toute sa vie à défendre les droits des femmes de son pays. Pour l’égalité des femmes et pour faire évoluer le système traditionnel pakistanais.
Au Pakistan ; chaque année, au moins 300 femmes sont assassinées par leur mari au nom de « l’honneur » familial.
« La vie d’une femme ne vaut rien, s’insurge Asma Jahangir. La femme n’est vue que comme un objet sexuel, quelqu’un à contrôler. Les hommes peuvent en faire ce qu’ils veulent, elles sont leur propriété. Et quand ils pensent qu’elle peut être compromise, ils imaginent qu’ils ont le droit de la tuer. » Cette pratique barbare se perpétue en toute impunité. Les condamnations et les arrestations pour crimes d’honneur s’élèvent à peine à 10% au Pakistan.
Asma Jahangir est une avocate de renom au Pakistan. Dans le milieu des années 80, elle a pris la défense d’une femme aveugle violée et condamnée à mort pour adultère.
Suite à cela, Asma Jahangir a défendu des milliers des femmes.
Fondatrice puis la Présidente de la Commission des droits de l'homme du Pakistan, Asma Jahangir exerce la fonction de Rapporteuse Spéciale des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires depuis 1998. Elle est aussi Rapporteuse Spéciale des Nations Unies sur la liberté de religion ou de conviction.
C’est cet emblème de défense de la liberté et des femmes qui a été placée en résidence surveillée à la suite de l’instauration le 3 novembre, de l’état d’urgence par le président Moucharaf.
Cette loi d’urgence a aussi conduit à l’arrestation de plus de 5.000 opposants qui ont été libérés par la suite à l'exception d'’une trentaine.
Ces mesures ont été prises alors que la Cour suprême s'apprêtait à se prononcer sur des requêtes remettant en question l'éligibilité du général Moucharraf à l'élection présidentielle du 6 octobre. Les avocats qui avaient présenté ces requêtes, dont Aitzaz Ahsan, président de l'Association du barreau de la Cour suprême, Ali Ahmed Kurd, Munir A. Malik et le juge à la retraite Tariq Mahmood, ont été immédiatement arrêtés. Ces juristes étaient à la tête du mouvement de défense de l'indépendance de la justice lancé lorsque le président Moucharraf a limogé l'ancien président de la Cour suprême, le 9 mars 2007.

C’est tout de même curieux de continuer à considérer comme un partenaire fréquentable un régime qui viole l’indépendance du pouvoir judiciaire, menace une société civile libre et le respect des droits politiques.
Cette absurdité doit ouvrir les yeux de la communauté internationale… Il n’est pas besoin d’être un expert international pour constater que Moucharraf cherche à préserver son pouvoir et nullement la démocratie…
Moucharraf, allié de la lutte contre le terrorisme ? Alors qu’il s’en prend à une avocate qui est aussi la cible des islamistes…
« Il ne faut pas se tromper : les militaires et les fondamentalistes ont toujours marché main dans la main. » pense Asma Jahangir.

21.01.2008

Vaut mieux être allemand pour ne pas avoir honte

Nicolas Sarkozy en Arabie Saoudite a parlé d'évolution des femmes en Arabie Saoudite.
"L'Arabie saoudite, elle aussi, s'est mise en mouvement" pour faire évoluer la condition des femmes, avait-il salué.

Les femmes saoudiennes, si elles peuvent travailler, ne sont pas autorisées à sortir seules et dépendent de la tutelle de leur mari ou de leur père.

On déploie le tapis rouge au colonel Khadaffi pour louer son soi-disant changement positif de son comportement. La torture est toujours de mise et la peine de mort n'est pas abolie. La liberté d'expression est un droit nié aux libyens.

On nous justifie la félicitation de Poutine pour les élections législatives en disant " De toute façon, malgré quelque trucages, il aurait gagné". Facile quand on musèle l'opposition ou quand on assassine des journalistes! (17 journalistes ont été assassinés depuis l'arrivée au pouvoir de Poutine).

En Chine, Nicolas Sarkozy salue les progrès depuis 30 ans.....massacre de Tiananmen, emprisonnement de journalistes et dissidents, record du monde de la peine de mort, torture...

Tout celà pour des contrats?

La politique étrangère d'Angela Merkel est caractérisée par l'instransigeance sur la question des droits humains.
Elle n'hésite pas à aborder les droits humains avec ses partenaires y compris avec la Chine.
Pourtant le commerce extérieur de l'Allemagne ne se porte pas si mal.

Alors si l'action de Nicolas Sarkozy pour la libération d'Ingrid Betancourt est vraiment salutaire, celà ne le dédouane pas de porter à l'extérieur de la France l'exigence du respect des droits humains.
Il n'y a pas de rabais pour les droits humains!

20.01.2008

Libérez Moussa Kaka

Ils sont libres! Thomas Dandois et Pierre Creisson sont libres.

Les deux journalistes français avaient été arrêtés le 17 décembre 2007 au Niger.

Les autorités reprochaient aux journalistes d’avoir enfreint l’interdiction de se rendre dans le nord du Niger pour réaliser un reportage sur la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ). Ils étaient détenteurs d’un visa et d’une autorisation de tournage pour un reportage sur la grippe aviaire. La région du Nord, théâtre d’affrontements réguliers entre l’armée nigérienne et la rébellion touareg, est strictement interdite aux journalistes depuis l’instauration, en août, de "l’état de mise en garde", donnant des pouvoirs étendus aux militaires dans la zone.

Encore chapeau bas à Reporters Sans Frontières! Leurs actions sont vraiment admirables.
La joie passée..Il nous faut rappelerl qu'un autre journaliste est emprisonné pour avoir fait son métier:
Moussa Kaka

Moussa Kaka, directeur de Radio Saraouniya, correspondant au Niger de Radio France Internationale (RFI) et Reporters sans frontières, a été arrêté le 20 septembre 2007 et inculpé de "complicité de complot contre l’autorité de l’Etat". Il lui est reproché d’avoir eu des contacts réguliers avec la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), et notamment avec l’un de ses chefs. Il risque la prison à vie.

La solidarité doit être la même pour tout journaliste persécuté pour avoir fait son métier quelle que soit sa nationalité... Le droit d'exercer son métier de journaliste doit exister dans tout pays.

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