13.03.2007
Lettre aux ONG de Droits de l'Homme
ACAT, Amnesty International, Human Rights Watch, Fédération Internationale de Droits de l'Homme, Ligue de Droits de l'Homme
22 février 2007
Comme plusieurs personnes ont manifesté leur solidarité avec Habib Souaidia après la parution de cette lettre, nous avons décidé de lancer un appel à signatures. Envoyez votre signature par e-mail individuel à l'adresse d'Algeria-Watch.
Nous voudrions attirer votre attention sur un fait grave qui s'est déroulé en janvier 2007 à Paris sans que les médias ne lui aient donné l'importance qu'il mérite. Le 11 janvier dernier, Habib Souaïdia, auteur du livre « La sale guerre » en Algérie, a été agressé dans le métro en présence de sa femme (Cf. Libération du 27/01/07). La date de l'agression et la qualité de la victime indiquent que cet acte n'est pas un fait divers fortuit (le 11 janvier est la date anniversaire de l'annulation des élections de décembre 1991 par les militaires en Algérie). Loin d'être un incident banal, cet événement fait partie de la campagne d'intimidation lancée en France par les services algériens contre les opposants au régime.
Habib Souaidia s'exprime régulièrement et venait d'écrire un article sur les viols de femmes par les militaires durant la « sale guerre » (1). L'objectif est d'amener les opposants à se taire définitivement pour que les auteurs de malversations et de violations de droits de l'Homme ne rendent jamais compte à la justice ni en Algérie ni ailleurs.
Nous alertons les militants de droits de l'Homme que s'il n'y a pas de réaction de protestation, et s'il n'y a pas interpellation des autorités françaises sur leur devoir d'assurer la sécurité des personnes résidant sur le territoire français, les services algériens seront encouragés à aller plus loin dans de tels agissements jusqu'à commettre l'irréparable. L'objectif de cette campagne d'intimidation est de faire taire toute prise de parole condamnant les violations de droits de l'Homme en Algérie.
Nous affirmons notre solidarité à Habib Souaïdia, tout en condamnant les méthodes brutales du régime d'Alger contre ses citoyens en Algérie et à l'étranger. Nous comptons sur la solidarité des ONG de droits de l'Homme en France pour être vigilantes quant à la protection des opposants aux régimes autoritaires du Sud de la Méditerranée. Il est indispensable que ces opposants continuent de parler et de témoigner pour se faire le relais des combats démocratiques menés dans leurs pays respectifs.
Signataires: Noureddine Abdi, sociologue; Lahouari Addi, sociologue ; Djamel Benchenouf, journaliste; Omar Benderra, économiste; Mohammed Harbi, historien, Ghazi Hidouci, économiste; Hocine Malti, expert pétrolier ; Salima Mellah, journaliste
Hocine Ait-Ahmed, Président FFS
Jugurtha Ait-Ahmed, journaliste
Abdelbaset Bedrouni, Dipl. Ing. ( Uni. )
Soleiman Adel Guemar, Journaliste independant, Consultant Open universite
Mourad Ouchichi, étudiant
Karine Gantin, Cedetim
Belaid Ait Mohand, Formateur Saint Prix
Riad Boukherbab ; économiste/chercheur
Sofiane Chouiter, avocat
21:44 Publié dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


Commentaires
ENSEMBLE NOTRE ACTION DOIT ETRE ACCOMPLIE
Ecrit par : EMMANUEL ADU COLE | 28.07.2007
EN RAPPORT A LA SITUATION QUI SE PASSE AU KENYA, TCHAD ET AILLEURS EN AFRIQUE,RELATIVE A LA GRAVE INSUFFISANCE DES PROBLEMES DE DEFICIT DEMOCRATIQUE,LA FONDATION BILL CLINTON POUR LA PAIX FBCP INTERPELLE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE POUR LA CONVOCATION D'UNE CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA PREVENTION DES CONFLITS ET SUR LA SURVEILLANCE DES QUESTIONS ELECTORALES CAR LE CONTRAIRE NE POURRA QUE CONDUIRE A LA RESURGENCE DES VIOLENCES ET A DES SITUATION DE CRISE PERMANENTE.
C'EST AUSSI I'OCCASION POUR LA FBCP DE CONDAMER TOUTES LES FORMES DE DICTATURE ,ET DU MAINTIEN AU POUVOIR PAR LES ARMES.
Ecrit par : Emmanuel Adu Cole | 11.02.2008
ASADHO/SUD-KIVU
RAPPORT SUR LKE MONITORING DES CACHOTS ET PRISON DE LA VILLE DE BUKAVU
0. Introduction
Dans une société démocratique, la justice doit signifier la fin de l’arbitraire. La volonté de la justice ou de l’indépendance de ses animateurs résulte de l’indignation que chacun d’eux doit éprouver devant l’arbitraire qui règne dans la société et pour palier à ces maux que la REJUSCO et le BNUD (MONUC-DDH) ont organise un séminaire de formation et renforcement des capacités aux organisations des droits de l’hommes sur le monitoring des lieux de détention. Cette formation joue un rôle important tout dans la construction que dans la consolidation de la démocratie et de l’Etat des droits en RDC en général et Sud-Kivu en particulier.
Vu que dans la province du sud-kivu en particulier et en RDC en général la justice ne joue pas exactement son rôle de protecteur des droits et libertés fondamentaux, les actions de monitoring de lieux de détention à travers le sud-kivu réduirai les abus dont la justice congolaise étant minée par les clientélisme, la corruption due à l’impaiement des agents, le manque des formations continues, les mauvaises, conditions de travail des IPJ ; OPJ ; OMP ; le manque des matériels de travail,… c’est ainsi que les textes légaux du pays ne sont pas appliqués par les gens ceusés les utilisent et à cela s’ajoute l’ignorance de la population, le manque de la culture juridique et autres.
En égard à ce qui précède, l’a.s.b.l ASADHO section du sud-kivu, membre de l’observatoire des lieux de détention et ensuite ayant suivi la formation a réalisé, plusieurs descentes sur terrain afin de faire une cartographie des lieux de détention dans la ville de Bukavu et d’autres éléments y relatifs.
I. Cartographie de lieux de détention à Bukavu
A travers le mois de janvier 2008, l’ASADHO a.s.b.l a visité 17 lieux de détention dont 16 cachots et une prison dont nous présentons par commune.
a) Commune de Kadutu
1. Cachot de CIMPUNDA : dans le local du commissariat de CIMPUNDA.
Il est localisé sur l’av. …………..
Ce cachot n’est pas aéré, les détenus n’ont pas accès aux installations sanitaires. Pour qu’un détenu accède à la nourriture dont lui amène ces familiers, ces derniers doivent payer aux policiers de garde entre 100 à 500 Fc. Il faut leurs besoins dans un petit bidon.
2.Cachot communal de Kadutu (à la commune)
Il est localisé dans le même bâtiment que la commune de Kadutu. Ce lieu est toujours obscur sans aération, les installations sanitaires sont en état de délabrement. Lors de notre visite, le cachot était vide.
3. Cachot du grand marché de Kadutu
Situé dans le marché de Kadutu. C’est un lieu dont les conditions sanitaires sont non appréciables selon les normes. Les détenus sont toujours nombreux au bureau du commandant, soit peut des dettes entre commerçant, pas de lieux prévu pour les femmes, enfants.
Les détenus sont amènes à payer entre 100 à 500 Fc pour accorder à leur repas dont la famille les amène. Souvent, cela est beaucoup pratiqué dans la soirée.
4. Cachot de PIR (industriel)
C’est un cachot localisé sur la route menant vers limanga. Les autorités de ce lieu possèdent les cahiers de crou, les PV des saisies prévenues et autres qui ne sont pas toujours tenu et mis à jour. Lors de notre visite, nous avons trouver des détenus qui n’avaient pas de PV de détention et où l’OPJ établissait le PV ou quelques écrits sur les papiers duplicateurs pour motiver l’arrestations de quelqu’un. Ce cachot est grandement aéré car toutes les vitres sont déjà cassés mais les fenêtres sont protégées par les grilles afin de protéger les détenus à l’évasion. Tous les détenteurs sont mélangés ; enfants, policiers, adultes et autres. Les détenus dorment à même le sol sur quelques nattes usées. Le cachot est salé, expose les détenus aux intempéries et aux maladies.
b) Commune de Bagira
1. Cachot de Cahi : au commissariat de la ploice de cahi vers Maria KACHELEWA
2. Cachot de brasserie (camp Jules Moke)
A quelque metre de l’usine Bralima à cote du camp Jules Moke. C’est un cachot qui est chaulé et qui reflete les meilleurs conditions de détention que les autres cachots de la province. Les registres, cahiers crou et autres sont bien tenus et mis à jour. Les PV de saisies prevenus sont tenus et expliqués aux prevenus selon les quelques les quelques dont nous avons intérragés.
3. Cachot communal de Bagira
Chef de poste USENI TITO, numéro meccano : 86250/s OPJ Mugisho
C’est un cachot très sale, sombre, non aéré. Le chef de poste avait volé 400Fc à un jeune détenu et l’OPJ aussi avait pris chez le détenu 500Fc. Les registres de crou ne sont pas bien tenu. Tous les détenus que nous avons trouvés au cachot ne sont pas enregistrés dans le registre de crou.
4. Cachot camp PM (Bagira)
Ce cachot se retrouve au camp policier de Bagira. Mais ils nous ont refusé l’accès à l’intérieur.
C. commune d’Ibanda
1. Cachot de Panzi (commissariat de la police de Panzi)
Ce cachot ne rempli pas les normes car il sert de douche les soir du propriétaire, logis des chèvres, poules et les détenus y passer soit la journée, soit la nuit. Il n’est pas aéré, sale et plein d’eau (berceau de moustique).
2Cachot de Cahi (sous commissariat de la police de Panzi)
3. Cachot de Muhungu (la voix du Congo)
4. Cachot de Nguba (commissariat de la police de Ndendere)
5. Cachot du Parquet (dans les entrailles du palais de la justice)
6. Cachot de la B.S.R.S. (police ville-la botte)
7. Cachot de l’ANR
8. Cachot du camp Saïo et celui de la 10e région militaire
9. Cachot de la police prison central de Bukavu
*Une prison centrale de Bukavu
II Les cas visités (voir les scannings)
III Les conditions carcérales dans les cachots
II. LES CONDITIONS CARDENALES
Dans les lieux visités, nous trouvons presque tous les lieux détentions ne remplissent pas les conditions requises. Souvent nous trouvons des lieux de détention toilettes, des cellules confondues. (Les enfants, les adultes et femmes) tous dans une même cellule.
Comme il est à noter l’hébergement au sein d’un même établissement des détenus militaires et civils (cas d e la ^prison centrale, ANR, et dans les camps militaires,…). Il existe encore au Sud-Kivu des cachots ou maisons de détention qui échappent totalement au contrôle de l’autorité judiciaire (des parquets civils et militaires). Tel est le cas des cachots de services spéciaux de sécurité (A.N.R, dans camps militaires, 10e région militaire).
Dans toutes les cachots) précités il y a insuffisance et manque de personnel spécialisé, d’alimentation et des soin médicaux et d’hygiène. Les détenus sont utilisés abusivement à des activités diverses, même illicites les visités font l’objet de monnayage de la part du personnel pénitentiaire.
La plupart de ces cachots ne sont approvisionnées en eau et les conditions sanitaires sont détériorées (W.C insuffisants, inutilisables, bouchés, vous inexistants) les épidémies de choléra y sont favorisées par la dégradation générale dans conditions hygiéniques ; prolifération de parasites qui accentuent la propagation des maladies ; et l’état de santé général de la population carcenale qui est atterré par la dénutrition.
A titre d »exemple, à panzi pas de toilette, même sur cachots communaux d’Ibanda et de KADUTU,…
Les maisons corcerales mal construites (sentemplacaches, soit des vieilles maisons) d’où plusieurs cas d’évasions et comme conséquence, ces cachots sont obligés à transférer des détenus dans d’autres lieux, nous pouvons illustrer :
- Le cachot communal d’Ibanda qui transfert au BSRS
- Le cachot du sous commissariat de CAHI qui transfert au cachot communal de Kadutu.
Etc.
III. DENTENTIONS ARBITRAIRES IRREGULIERES ET TORTURE
En le point, nous disons que nous avons retrouvé plusieurs détenus arrêtés pour dette, les autres qui se voyent passer une semaine voir plus en qualité de garde à vue, les autres arrêtées pour des faits autrui ou des instruments légaux
Bien que la RD Congo est signataire de la convention contre la torture et du pacte international sur les Droits civiles et politiques qui interdisent formellement les détention arbitraires et la tontine, l’ANR et l’armée continuent à en faire usage sous forme d’une justice expéditive même pour moindre contestation sur la compétence judicaire de l’ANR lorsqu’il y sont interpellés sont soumis à la tontine et/ou à la détention avec interdiction de recevoir de la visite.
Association Africaine de Défense de Droits de l’Homme
Organisation affiliée à la commission internationale des juristes (Genève), à la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’homme (FIDH), dotée du statut d’observateur auprès de la commission Africaine
des Droits de l’homme et des Peuples (Banjul) et membre du Réseau OMCT/SOS-Torture.
E-mail : asadhosud_kivu@yahoo.fr ; www.asadhonet.net
Av. Manièma n° 12, Tél. + 243 997601805
Bukavu
• Du 01 au 04/10/07, les armateurs de Bukavu ont paralysé le transport sur le lac Kivu par une grève pour protester contre le paiement des taxes supplémentaires sur les entités administratives décentralisées. Cela est lié à plusieurs taxes illégales dont les agents de la maire de Bukavu, l’ANR, DGM, hygiène ainsi ceux de l’inspection de l’agriculture. les agents de l’ASADHO qui ont fait l’enquête auprès de ses amateurs se sont rendus compte que le gouvernorat devrait suspendre certains taxes pour remettre la population dans leurs droits. Tous ses taxes n’entrent pas dans les comptes du trésor public car chacun chef en utilisent comme ils veulent et cela renforce le détournement des recettes étatiques
• Dans la soirée du 01/10/07, au niveau de la place du marché de Nyawera, commune d’Ibanda, une jeune fille s’est noyée dans un caniveau, emportée par les eaux des pluies. Son corps fut retrouvé 03 jours plus tard au bord du Lac. La ville de Bukavu n’a plus de protecteurs de canaux, ceux qui furent laissés par les colonisateurs sont volés par les bukaviens pour les utilisent auprès de. Leur parcelle. presque tous les canaux de conduite d’eau sont ouverts et voila aujourd’hui les
• Le 03/10/2007, après deux jours de grogne, les détenus de la prison centrale se sont révoltés en saccageant le bureau de greffier et en brûlant le dispensaire ainsi que les dossiers pénitenciers. Le motif serait le manque de nourriture à la prison. Les conditions de vie des détenus à la prison centrale de Bukavu reste déplorables. les autorités de la province n’aménagent aucun effort pour que les lieux détention à travers la province soient améliorés. les détenus en y sortant deviennent plus agressifs que avant leurs entrent
• Le 03/10/2007, vers 02H00, dans le quartier Mulengeza/Panzi, Commune d’Ibanda, un groupe de 08 personnes en tenues militaires ont attaqué la famille du nommé Muzungu et ont emportés tous les effets de la maison.
• Le 03/10/2007, vers 02H00 du matin, sur avenue Kalehe, Nyawera, Commune d’Ibanda, le Bureau de Louvain Développement a été attaqué par des hommes armées en tenue militaire. Ils ont emportés le groupe électrogène après avoir neutralisé les gardiens. UNDSS n’a pu être informé que vers 02H40 après le départ des voleurs. Ces derniers ont abandonnés l’échelle par laquelle ils se sont introduits dans l’enclos.
• Depuis ce jeudi 05/10/2007, les magistrats de la ville de Bukavu sont entrés en grève pour protester contre les tortures subies par un de leurs collègues, à Kisangani, par les militaires.
• Dans la nuit du 04 au 05/10/2007, dans le quartier Nyamugo, commune de Kadutu, aux environs du parking des véhicules pour Bunyakiri, une femme est morte suite aux coups et blessures reçues. L’auteur du crime et certains de ses complices, sont aux arrêts.
• La nuit du 03 au 04/10/2007, sur avenue P.E. Lumumba, Nyawera, à une centaine de mètre de la place Mulamba, des cambrioleurs se sont introduits dans l’alimentation « Genesis » après avoir cassé la porte. De l’argent et beaucoup des marchandises ont été emportés.
• Dans la nuit du 05 au 06/10/2007, vers 23H00, au niveau de la place dite « COPERA », en commune de Kadutu, un staff de UNDSS, M. Deo Lwende, a été arrêté par une équipe mobile des policiers en patrouille. Il a été relâché, la même nuit, grâce à l’intervention du commandant du détachement de Police auprès de UNDSS.
• Le soir du 07/10/2007, vers 19H30, un staff du PNUD/COMREC, M. Roger Rusangwa, a été menacé de mort par un de ses voisins pour un problème de parking à son domicile.
Walungu
• Dans la nuit du 30/09/2007 au 01/10/2007, en groupement d’Izege, 07 personnes, des bétails et plusieurs biens ont été emportés dans la foret par des FDLR/RASTA.
• Dans la nuit du 01 au 02/10/2007, dans la localité de Kamisimbi, des voleurs à mains armées ont attaqué un dispensaire qu’ils ont dévalisé de tous ses matériels.
Kabare
• La nuit du 01/10/2007, à Kabamba/groupement de Katana, un véhicule de transport en commun a été victime des coupeurs des routes armées. Le véhicule et les passagers ont été braqués après que les assaillants aient barré la route par des troncs d’arbre. Une personne a trouvé la mort et un militaire des FARDC blessé gravement.
Kalehe
• Le 04/10/2007, vers 07H00, à Nyabibwe, la population a lancé des jets des pierres à des policiers appelés pour arrêter les travailleurs d’une société d’exploitation des pierres, qui réclamaient le paiement de leurs salaires à leur employeur. Pour se défendre les policiers ont commencé à tirer des coups de feux en l’air. Plusieurs personnes ont été blessées dans leur fuite. La situation serait redevenue calme après intervention d’une section des FARDC.
• Le 04/10/2007, à Bunyakiri, un homme a assassiné, par un coups de poignard, son épouse qui venait d’accoucher. Le mobile du crime serait qu’il la soupçonnait d’infidélité avec son petit frère. Le meurtrier serait déjà aux arrêts.
Sud-Sud
• Le 01/10/2007, vers 05H00 du matin, en Territoire de Fizi, hauts plateaux de Minembwe, des affrontements de plus d’une heure ont opposés, dans le village Muravia, les FARDC aux éléments insurgés du major Michel Rukunda après que ces dernières aient attaqués les positions de l’armée loyaliste.
Plaine de la Ruzizi
• Le 05/10/2007, dans la matinée, un véhicule en provenance de Bukavu, s’est fait braquer par des hommes armés en tenues militaires. Une importante somme d’argent, des téléphones et plusieurs autres biens de valeurs ont été emportés par ces malfrats.
Nord Kivu
• Dans la nuit du 03 au 04/10/2007, les insurgés fidèles à Laurent Nkunda, ont attaqué les positions des FARDC à Mushaki. Le bilan du coté des FARDC ferait état de 09 blessés et de 04 tués. La localité de Mushaki serait tombée sous contrôle des insurgés.
• Il est fait état d’un climat de suspicion, de la population de la ville de Goma, vis-à-vis de la MONUC suite au cessez le feu imposé et à son interposition entre les belligérants (FARDC et insurgés de Laurent Nkunda).
• Cette semaine des affrontements, entre les FARDC et les insurgés fidèles à Laurent Nkunda, sont rapportés dans les localités de Karuba et Rubaya, en Territoire de Masisi. Les FARDC accusent les insurgés d’avoir fait prisonniers 06 de leurs éléments. D’autres affrontements sont rapportés dans le Territoire de Rutshuru.
Divers
• Selon une de la 10e Région militaire, un pillage était préparé par des militaires du 30/09/07 au 03/10/2007 au cas où leur solde et leur ration ne leur serait pas octroyée. Pour apaiser les esprits une augmentation d’au moins 25% de leur solde et de 10 % de leur ration alimentaire leur aurait été octroyé.
SYNTHESE :
► Le verdict sur l’assassinat du journaliste Serge Maheshe a été prononcé par le tribunal de garnison militaire.
► Attaque, pillage et incendie dans un village par des éléments FDLR/RASTA (Milungu, Territoire de Mwenga)
► Attaque, pillage et tueries par des éléments RASTA sur un village sous occupation d’ un petit groupe des FDLR (Kafukiro, groupement de Nindja, Territoire de Kabare)
► Insécurité, exactions et tracasseries perpétrées sur la population par des autorités militaires, policières, coutumières et agents de l’ANR à Kakemenge (Territoire de Mwenga) et par des FARDC sur la population (à Canjavu, Territoire de Walungu et Luhihi, Territoire de Kabare).
► Incendie d’origine inconnue signalée dans deux maisons (à Kadutu, Bukavu) et d’origine criminelle dans une maison (à Mumosho, Territoire de Kabare).
► Transfert des personnes soupçonnées dans le complot d’attaque de la ville de Bukavu et de déstabilisation de la province du Sud-Kivu.
► Un staff d’une ONG Internationale menacé pendant la nuit par ses voisins.
► Grogne à la prison centrale de Bukavu, les prisonniers réclamaient de la nourriture.
DETAILS :
Bukavu
• Affaire assassinat de Serge Maheshe :
1° Le prononcé du jugement du tribunal de garnison militaire a été rendu ce 28/08/2007. Les deux amis du défunt : Alain Mulimbi et Serge Muhima, ont été condamné à mort pour association des malfaiteurs. Leurs avocats ont contesté ce jugement et ont décidé d’interjeter appel dans le délai de 05 jours accordé par le tribunal.
Les deux prévenus : Bisimwa et Mugisho, quant à eux, ont été condamnés à la peine capitale pour assassinat avec préméditation. Il est à noter que le caporal Bokungu, premier suspect sur cet assassinat, a été condamné à 06 mois de prison pour destruction d’arme de guerre pendant que tous les autres prévenus dont les deux gardes républicaines ont été acquittés.
• Le 25/08/2007, vers 19H45, sur avenue OSSO, quartier Kasali, en Commune d’Ibanda, une incendie, d’origine inconnue, s’est déclarée dans deux maisons voisines. Il a été déploré la perte des biens matériels.
• Le 28/08/2007, toutes les personnes, militaires et civiles, interpellées la semaine passée, dans l’affaire de déstabilisation de la ville de Bukavu et de la province du Sud-Kivu, dont le Bourgmestre de Bagira, auraient été transférées à Kinshasa. Pointés du doigt le mouvement mai-mai dont fait partie la plupart des accusés a apporté un démenti disant ne pas être parmi les instigateurs.
• Le 28/07/2007, dans les avant-midi, il a été signalé une grogne des prisonniers à la prison centrale de Bukavu. Ces derniers réclamaient de la nourriture car n’avaient plus mangé depuis 04 jours. Le calme serait revenu après une intervention de la CARITAS en ravitaillement de 10 sacs de riz et 10 sacs de haricots.
• Le 28/08/2007, vers 19H30, sur avenue Pesage, Nyawera, Commune d’Ibanda, un staff de l’ONG Internationale IRC, a été victime des menaces de la part de son voisinage pour un problème de conflit parcellaire. Dépêché sur le lieu, le détachement de PNC auprès de UNDSS a pu faire apaiser la situation.
Kabare
• Dans la nuit du 26 au 27/08/2007, en groupement de Nindja, un groupe des RASTAS a attaqué le village de Kafukiro sous occupation d’un petit groupe des FDLR. Le bilan fait état de 05 personnes tuées dont 03 FDLR et 02 civils, d’une femme et son enfant emportés par les assaillants et de plusieurs biens emportés. Le 27/08/2007, les FDLR ont à leur tour appréhendé 02 RASTA. Présentés à la population ces derniers furent brûlés vifs.
• En groupement de Luhihi, la population dénonce les tracasseries et exactions dont elle est victime de la part des militaires FARDC. Ces derniers utilisent la population comme transporteur, pillent leurs biens et se rendent coupables des viols. Il est reporté qu’en date du 27/08/2007, qu’un enfant serait porté disparu, en voulant fuir, en compagnie de ses sœurs, les tracasseries de ces militaires à une barrière érigée non loin de la Cimenterie de Katana.
• Dans la nuit du 27 au 28/08/2007, en groupement de Mumosho, une incendie, d’origine criminelle, s’est déclarée dans une habitation. Le propriétaire a été secouru grâce à l’intervention de ses enfants car la porte était déjà verrouillée de l’extérieur.
Mwenga
• La nuit du 24 au 25/08/2007, en groupement de Basile, des combattants FDLR/RASTA auraient attaqués le village Milungu. Ils auraient pillé et incendié plusieurs maisons. Une personne aurait été atteinte par une balle tirée par ces assaillants.
Walungu
• La population du groupement de Canjavu s’inquiète du comportement d’un Officier des FARDC, basé à Walungu, le Major Muhindo : la nuit du 25/08/2007 cet Officier serait allé piller le domicile d’un habitant. Dans la nuit du 29 au 30/08/2007, il se serait rendu coupable des tracasseries et de rançonnement sur la population.
Bukavu
• Le 11/10/2007, le personnel administratif et enseignant de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM), en commune de Kadutu, est entré en grève. Ils réclament le paiement de leur salaire du mois de septembre et d’octobre 2007. Les étudiants de cette institution ont menacé de réagir si cette situation perdurait.
• La nuit du 11 au 12/10/2007, il y a eu tentative de vol avorté chez un habitant du quartier Kasali en Commune de Kadutu. Appréhendés par la population, les voleurs ont été remis à une patrouille de Police pour arrestation.
• Le 13/10/2007, vers 21H00, au niveau du rond point ISP, Commune d’Ibanda, un couple, revenant d’une fête de mariage, a été agressé par des enfants de la rue. Ces derniers leur ont ravis les téléphones et de l’argent.
• Le 14/10/2007, vers 21H00, dans le quartier Ciriri, Commune de Bagira/Kasha, la population a agressé le chef de poste de l’ANR, parce que ce dernier a voulu intervenir en faveur d’un voleur à main armée appréhendée et que la population voulait brûler vif.
• Le 15/10/2007, vers 07H00, les nouvelles unités de la Direction provinciale des impôts ont manifesté devant leur bureau en bloquant toutes les portes d’accès. Ils protestaient contre leur non prise en charge par leur administration.
• Pendant la nuit du 14 au 15/10/2007, dans le quartier Rukumbuka, Commune de Kadutu, un groupe de jeunes gens ont violé une femme en pleine rue. Un des membres du groupe a été arrêté par la Police.
• Dans la nuit du 15/10/2007, l’ONG internationale, ACTION AIDS, a été victime d’un vol à bord d’un de ses véhicules qui stationnait sur une place publique.
• La nuit du 17 au 18/10/2007, vers 21H00, au niveau du Beach Muhanzi, une quinzaine d’enfants de la rue ont dévalisé un dépôt commercial après avoir cassé les verrous. 06 parmi eux ont pu être appréhendé par la Police.
• La nuit du 18 au 19/10/2007, vers 22H00, dans le quartier Ndendere, route de l’Athénée, Commune d’Ibanda, des militaires armés ont tenté d’attaquer le domicile d’un staff de Radiookapi. Ces derniers n’ont pas pu réussir leur mission grâce à l’intervention de la PNC appelé en rescousse.
Walungu
• La nuit du 08/10/2007, vers 22H00, en groupement de Kaniola, village Chagala, un homme a été abattu dans son domicile, en présence de son épouse, par deux hommes armés soupçonnés être des combattants FDLR/RASTA. Ils n’ont rien emportés après le forfait.
• Le 09/10/2007, en groupement de Nyangezi, une femme, soupçonnée d’être sorcière, a été tuée par ses voisins. Sa maison a été aussi incendiée.
• Le 15/10/2007, des femmes des associations de développement ont organisé une manifestation à Walungu Centre au cours de laquelle ils revendiquaient plus de sécurité dans ce territoire de la part des autorités civiles, militaires et de la MONUC.
Kabare
• La nuit du 11 au 12/10/2007, dans la localité de Luhihi, une famille a été attaquée par des bandits à mains armées. Ces derniers ont emportés un poste téléviseur, une somme d’argent et plusieurs effets après avoir tué la femme de la maison et sa fillette de 8 ans.
• La nuit du 11 au 12/10/2007, dans la localité de Mbiza, 04 voleurs à mains armées ont tenté d’attaquer sans succès le domicile d’une guérisseuse traditionnelle. Poursuivis par la population ils ont abandonné une de leurs armes.
• Dans la nuit du 12 au 13/10/2007, dans le groupement de Kalonge, deux voleurs à mains armées soupçonnés être des FDLR/RASTA, ont tenté d’attaquer une famille. Poursuivis par des FARDC un a été arrêté et un autre abattu par la population.
• Dans la nuit du 15 au 16/10/2007, la population de la localité de Buhozi a tué un voleur à mains armées. Elle est allée, ensuite, déposer, entre les mains de la police, l’arme de guerre et une machette que détenait ce dernier.
• Dans la nuit du 15 au 16/10/2007, à Nyantende, des hommes à mains armées ont attaqué une habitation et blessé le propriétaire au couteau. Un des malfrats a été tué par la Population qui a pu récupérer également une arme.
Kalehe
• Le 16/10/2007, dans la localité de Ziralo, les FDLR/RASTA, en complicité avec les mai-mai du Colonel Kirikisho, ont abattu une personne qui a refusé de transporter les effets qu’ils venaient de piller.
• Le 17/10/2007, la population de Ziralo a commencé à fuir les exactions et l’insécurité commises par des FDLR/RASTA et des Mai-Mai du groupe de Kirikisho. Ces deux groupes armés ont occupés cette localité après que les éléments de la 14e BI, qui y étaient positionnés, soient déployés au Nord-Kivu
Mwenga
• Le 17/10/2007, les populations des localités de Mwenga Centre, Kitutu et Kasika ont organisé des manifestations pour la commémoration de l’assassinat du Chef coutumier et des habitants de Kasika ainsi que l’enterrement des 15 femmes vivantes dans ce territoire à l’époque de la rébellion armée du RCD.
Sud-Sud
• Le 17/10/2007, à Uvira, Kavimvira, un militaire de la 112e Brigade a fait exploser, entre ses mains, une grenade dans un débit de boisson. Bilan 4 personnes tuées dont lui-même et plusieurs blessés.
• La nuit du 17 au 18/10/2007, dans le quartier Kalimabenge, à Uvira, un militaire de la 112e brigade a été tué par balle. Les auteurs restent inconnus.
Nord Kivu
• Le 11/10/2007, après d’intenses combats sur terrain entre ses troupes et celles du Gouvernement Congolais, le Général Laurent Nkunda a demandé un cessez le feu et a déclaré être maintenant favorable au brassage de ses troupes.
• Le 12/10/2007, des combats ont été signalés dans la localité de Mwesso/ Territoire de Masisi.
• Les combats se sont stabilisé autour de la localité de Mushaki tenue, jusque là, par les forces de Laurent Nkunda. Et l’Etat-major général des FARDC a donné un ultimatum aux éléments insurgés de se rendre au brassage au plus tard le 15/10/2007.
• Le 13/10/2007, à Masisi centre, la population, encadrée par des étudiants, a organisé une marche hostile à la MONUC. Elle réagissait contre une rumeur d’établissement d’une zone tampon à Mushaki par la MONUC.
• Le 17/10/2007, selon certaines sources, le général Nkunda aurait abattu 02 de ses Officiers supérieurs (un Colonel et un Major) qui voulaient le persuader d’aller au brassage.
• Le 17/10/2007, le Président de la République, Joseph Kabila, a quitté Goma. A son départ il a tenud un point de presse au cours duquel il a déclaré avoir donné feu vert aux FARDC d’attaquer les positions des éléments de Laurent Nkunda si d’ici la fin du mois ce dernier ne libère pas ses troupes pour le brassage.
Ecrit par : Association Africaine de Défense des Droits de l'Homme/Section du sud-kivu | 28.02.2008
Mes FRERES et SOEURS dans le combat,
Je suis fier et content de vos rappoorts car c,est l,un de votre ONG qui m,avait defendu lorsque j,etais en prison a Bunia en 2001,malheureusement il est eja decede!
Maintenant je me trouve en exil en Ouganda et je lis souvent vos rapports et veuillez me tenir informe souvent et regulierement(vous avez maintenant mon email)!
Continuons a lutter,militer pour le changement!
Faustin Katanga,militant des DH
telephone :+256772892993
P.o.12702 Kampala/Ouganda
Ecrit par : Faustin Katanga | 18.04.2008
j'ai l'honneur de poutre à votre connaissance la naissance en mauritanien de l' ONG
dénommée.Association mauritanien d'aide aux prisonniers et leurs familles (AMAPF)
cette ONG non gouvernementale et apolitique a pour objectif de protéger et de promouvoir
les droits des prisonniers et leurs familles sans distinction de race .de nationalité ou de
religion quelque soient le lieu d'emprisonnement ou de résidence.
en d'autres termes l'AMAPF intervient dans les domaines ci-après
-soutien moral au prisonnier
-Assistance juridique au prisonnier
-Aide à l'insertion socio professionnelle au prisonnier au terme de sa peine
-Améliorer des conditions alimentaires et sanitaires du prisonnier
-Informer des conditions alimentaires et sanitaires du prisonnier
-Informer les pouvoirs publics sur l'état des prisons
-Contribuer à l'duction des enfants du prisonniers en dépardition scolaire
-Offrir des formations qualifiantes aux enfants des prisonniers en déperdition scolair
-Soutien alimentaire aux conjointes des prisonniers
-Médiation entre le prisonnier libéré et la victime en vue d'obtenir le pardon
Espérant votre soutien à notre mission de promotion des Droits de l'Homme.
Veuillez agréer l'expression de nos sentiments distingués
le secrétaire général
abdallahi ould jiddou ould chein
Ecrit par : amapf | 10.07.2009
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